Comme le froid

by Kerguelen

/
  • Streaming + Download

    Includes unlimited streaming via the free Bandcamp app, plus high-quality download in MP3, FLAC and more.
    Purchasable with gift card

      €4 EUR  or more

     

  • Compact Disc (CD) + Digital Album

    Pochette format single

    Includes unlimited streaming of Comme le froid via the free Bandcamp app, plus high-quality download in MP3, FLAC and more.
    ships out within 7 days

      €5 EUR or more 

     

  • Full Digital Discography

    Get all 7 PHW Records releases available on Bandcamp and save 35%.

    Includes unlimited streaming via the free Bandcamp app, plus high-quality downloads of Contre Courant Induit, Comme le froid, Exile, Miles Away, Big Bang Humain, EP#1, and Noctambule. , and , .

    Excludes supporter-only releases.

    Purchasable with gift card

      €26 EUR or more (35% OFF)

     

1.
On a arraché son ventre à la terre Jeté ses entrailles sur sa peau poudrée On a pris la vie à revers, Moi, je voulais juste te sauver de la gravité On pouvait suivre les nuées, Regarder les blés danser On pouvait croire, on avait le temps Moi, je voulais juste t’emmener voir le vent Nous étions deux et nous rêvions De ce que nous ne connaissons pas Car au fond, car au fond, car au fond, C’est ce dont nous rêvons le mieux Nous aurions été de ces amants, Qui traversent les siècles en noir et blanc Nous aurions été si beaux Si j’avais su me contenter de nous On a fait des montagnes des abysses, Jeté des ponts dans le désert, Couru pour que jamais cela ne finisse Moi je voulais juste t’offrir la mer On a été si grand qu’on ne voyait plus les frontières Si fou qu’on pensait les avoir effacées On allait même se passer d’atmosphère, Moi, je voulais juste t’aider à respirer On a embrassé d’un seul geste Toute la beauté, aussi loin qu’on le pouvait. On a cherché le premier : qui du choléra ou de la peste ? Moi je voulais juste panser tes plaies On a tant hurlé qu’on s’est brisé la voix, Du trop plein, de l’absence, on s’est fait les complices Car on espérait toujours une prochaine fois, Moi, je voulais juste te bâtir une oasis Pour quelques paillettes Je me suis fait tailler La barbe, une veste, Et puis ce portrait Demain c’est mon tour Je vais enfin passer, On aura de beaux jours De l’autre côté Je voudrais que tu sois fière Que tu saches que je vais gagner Je soulèverai chaque pierre Jusqu’à ce que j’en vois une briller. Surtout ne t’en fais pas, Je n’perdrai pas la tête J’en ai vu tant là-bas Qui se croyaient moins bêtes ! Garde bien ce regard, Celui que tu me connais, Garde-le en mémoire, Même le froid ne pourra le voler
2.
Blanc 03:39
Au premier regard, j’ai cru qu’il n’y avait rien. Je ne voyais pas les ombres, ni les montagnes, ni les pins Je ne voyais pas les couleurs dans le blanc du ciel Je ne voyais pas les couleurs dans les fleurs de neige Le fond de l’air dansait et donnait à rêver Mais je n’avais plus la force de me redresser J’avais eu dans les yeux tant de beaux mirages, Je les croyais usés, affaiblis par l’âge. Que la folie de l’arc-en-ciel paraissait étrange Tout était blanc à perte de vue Et je me voyais aveugle à la vue de tant de blanc. Tout était blanc et pourtant, Il suffisait de garder les yeux bien ouverts Pour distinguer toutes les nuances de gris Tout était blanc à perte vue, On ne voit jamais aussi bien le noir que lorsque tout est blanc Tout était blanc et pourtant, Il suffisait de garder les yeux bien ouverts Pour distinguer toutes les nuances de gris Encore faut-il vouloir garder les yeux ouverts. J’avais le corps meurtri, et le cœur aussi, Les oreilles rouges et les doigts bleuis. Je sentais la peur le long de mon cou Et sur chaque pas, je misais le tout J’entendais les cris, je les laissais me hanter, Si la chance me sourit, je ne cesserai pas d’oublier Je devinais l'avenir mais il était enfoui Sous une épaisse couche de blizzard gris. Que la folie de l’arc-en-ciel paraissait étrange La terre et le ciel à leur tour avait grondé, Nous pensions les entendre, fallait-il écouter ? Le silence lui-même n’avait pu se taire Mais si l’ouïe est dure que pouvons-nous y faire ? Que la folie de l’arc-en-ciel paraissait... Que la folie de l’arc-en-ciel paraissait étrange
3.
On a arraché son ventre à la terre Jeté ses entrailles sur sa peau poudrée On a pris la vie à revers, Moi, je voulais juste te sauver de la gravité On pouvait suivre les nuées, Regarder les blés danser On pouvait croire, on avait le temps Moi, je voulais juste t’emmener voir le vent Nous étions deux et nous rêvions De ce que nous ne connaissons pas Car au fond, car au fond, car au fond, C’est ce dont nous rêvons le mieux Nous aurions été de ces amants, Qui traversent les siècles en noir et blanc Nous aurions été si beaux Si j’avais su me contenter de nous On a fait des montagnes des abysses, Jeté des ponts dans le désert, Couru pour que jamais cela ne finisse Moi je voulais juste t’offrir la mer On a été si grand qu’on ne voyait plus les frontières Si fou qu’on pensait les avoir effacées On allait même se passer d’atmosphère, Moi, je voulais juste t’aider à respirer On a embrassé d’un seul geste Toute la beauté, aussi loin qu’on le pouvait. On a cherché le premier : qui du choléra ou de la peste ? Moi je voulais juste panser tes plaies On a tant hurlé qu’on s’est brisé la voix, Du trop plein, de l’absence, on s’est fait les complices Car on espérait toujours une prochaine fois, Moi, je voulais juste te bâtir une oasis Pour quelques paillettes Je me suis fait tailler La barbe, une veste, Et puis ce portrait Demain c’est mon tour Je vais enfin passer, On aura de beaux jours De l’autre côté Je voudrais que tu sois fière Que tu saches que je vais gagner Je soulèverai chaque pierre Jusqu’à ce que j’en vois une briller. Surtout ne t’en fais pas, Je n’perdrai pas la tête J’en ai vu tant là-bas Qui se croyaient moins bêtes ! Garde bien ce regard, Celui que tu me connais, Garde-le en mémoire, Même le froid ne pourra le voler
4.
Noir 04:16
Le jour a pris les couleurs de la nuit Sans tout à fait y parvenir Si épaisse soit la couche de suie, C’est bien le feu qui la fait luire Le jour a pris les couleurs de la nuit Sans tout à fait y parvenir Restent les heures bleues quand l’aube luit Et le vide du souvenir Où les fruits qui nous soûlaient ? Et les tambours ? Et les danseurs ? Où est le bruit que l’on chantait, Que l’on croyait connaître par cœur ? On dirait les matins perdus Les arbres orphelins du printemps On dirait qu’il n’y a plus Que le silence des cormorans Sans les lueurs, les points du jour On se cogne à chaque tâton Et même les points de non retour Deviennent à leur tour des jalons Alors les peurs des temps anciens, De ceux qui chassent, de ceux qui cueillent Jaillissent des hurlements des chiens Dans l’ombre, la vie est un écueil L’océan lui-même s’est figé Dans l’attente d’une aube lointaine Et les vagues collines sculptées Ne parviennent à briser la plaine Une émeraude scinde la nuit, Elle qui paraît infinie, Qui veut masquer le ciel Mais nous le fait remarquer Encore un jour, encore, Que la nuit laisse pour mort J’aurais tellement voulu briller Mais quand il y a tant d’étoiles Il est si dur de se frayer Un chemin sur la noire toile J’aurais tellement voulu briller Mes cris se noyaient dans l’écho D’un étrange silence de pierre Il ne sera jamais trop tôt Pour faire revenir la lumière J’aurais tellement voulu briller Pour faire revenir la lumière
5.
L’homme a la voix rude Comme un accent du nord, Mais d’un nord plus loin encore Toujours plus au nord Il a jeté sur mes paupières closes Les images d’un temps que je ne verrai pas Pas faute de l’avoir rêvé Mais ainsi vont les choses L’homme a la voix chaude Comme un champs de blé Quelque part au sud, là-bas en été Il a laissé pour mes yeux Quelques mots étranges, Je ne les ai pas lus De peur qu’ils me dérangent C’est l’idée d’ailleurs qui guide ses pas Mais s’il savait, resterait-il là ? A l’horizon des rois C’est une aube neuve au bout de la route Et si on courrait sèmerait-on nos doutes ? Un peu comme autrefois Un peu comme nos pas dans la neige, qui tombe et efface Nos pas dans la neige, qui tombe et efface Nos pas dans la neige L’homme a le teint pâle Blanc comme le silence Mais son visage parle A ceux qui veulent voir Les lumières dansent dans le train de nuit Qui l’emmène au loin et plus loin encore Là où le jour dort L’homme a les yeux clairs Et le regard bleu A-t’il vu la mer ? Elle ne sait que trop rendre l’homme heureux Il nous parlera de tout ce qu’il n’a pas vu, Ce qu’il ne verra pas Tout ce qui est plus beau que ce qu’il a vécu Crissement, profondément il s’enfonce Lentement, infailliblement renonce Du paradis il n’a aucune idée Des sommets il ne reviendra jamais L’homme est monté si haut Là où rien ne pousse Au sommet de la dune, De la vague, de la brume Il rêvait de la terre, Celle qui change l’âme Il rêvait de l’hiver Du fond et des lames Cette sensation de manquer d’air Quand il y a tant d’espace Cette sensation de perdre pied Les deux pieds sur terre, Le cœur grisé de la face nord Perdre la vie, perdre la face Lui qui ne veut se replier Le cœur brisé vire de bord Crissement, profondément il s’enfonce Lentement, difficilement remonte

credits

released December 2, 2018

license

all rights reserved

tags

about

PHW Records Orléans, France

PHW records est un label artisan. Notre idée est simple : nous aimons créer des objets et les partager. Nos albums sortent donc en séries limitées et ultra-limitées (exemplaires faits main par les artistes). Nous assurons notre distribution par notre site, directement de nous à vous. ... more

contact / help

Contact PHW Records

Streaming and
Download help

Shipping and returns

Redeem code

Report this album or account

If you like Comme le froid, you may also like: